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FAQ

1 – QU’EST-CE QUE LA FRANC-MAÇONNERIE?
Notre Rituel y répond par ces paroles simples, aussi éloignées qu’il est possible d’un système philosophique nébuleux : “ La Franc-Maçonnerie est un système particulier de morale, enseigné sous le voile de l’allégorie au moyen de symboles”.
Cette vérité se décompose, à l’analyse, en deux propositions:

SYSTÊME PARTICULIER DE MORALE
La base de cette méthode, ce qui la rend “particulier”, n’est autre qu’une spéciale glorification du Travail. Elle s’explique par nos origines. Demeurés des constructeurs, nous avons transposé la destination des Outils de nos ancêtres.

ALLEGORIES ET SYMBOLES
Tout enseignment peut se concevoir de deux manières: la méthode rationnelle ou l’image.
Sans méconnaître, certes, la valeur de la première, la Maçonnerie use de la seconde. Elle ne fut pas la seule à en user. Il n’est que de faire référence aux paraboles évangéliques.
Cette méthode peut cependant ne pas convenir à certaines intelligences, même brillantes; telle est la raison pour laquelle tout homme n’est point initiable. L’initiation présuppose une sélection, une qualification et une vocation.

Ainsi défini, l’idéal du Travail postule une technique. C’est l’Art. La Franc-Maçonnerie est donc essentiellement une ascèse, un mode de perfectionnement humain. C’est là le sens de l’image “Rendre cubique la Pierre brute”. Une pierre isolée, si belle fut-elle, serait cependant un non sens architectural. Sa finalité est d’être ajustée à d’autres pierres, en vue d’ériger selon certaines normes, dans l’ordre, l’équilibre et la beauté, la Cathédrale symbolique. Le perfectionnement individuel conduit ainsi à l’idéal d’un ordre social. Il faut aller plus loin encore. L’Univers est visiblement une construction. Comme tout édifice, il révèle donc un Constructeur. L’esprit conçoit ainsi logiquement un Grand Architecte de l’Univers: Dieu. On aperçoit dès lors sans peine comment et pourquoi, en biffant cette dernière formule de leurs Constitutions ou en la vidant de sa signification claire et précise, certaines formations maçonniques se sont mutilées au point de perdre le support essential de tout symbolisme maçonnique. L’irrégularité peut être là, si l’on ose dire, touchée du doigt.

La Maçonnerie s’interdit toutefois d ‘aller plus loin. Elle n’est pas une religion. Loin de contredire les religions, elle leur marque, bien au contraire, son respect en ne se substituant pas à elles. Elle est compatible avec toutes. Elle n’est incompatible qu’avec l’athéisme. Ici cependant, une précision s’impose, touchant la conception qui, du temps immémorial, a été la sienne, du Grand Architecte de l’Univers. Il est le Créateur, et cela sans équivoque ni échappatoire panthéiste ou immanentiste. Il n’est pas un symbole. En termes nets, la Franc-Maçonnerie régulière est théiste. A cette foi en Dieu doit s’ajouter celle en la perfectibilité de l’homme.

En outre, et contrairement à une interprétation qui a toute la tradition maçonnique contre elle, la Franc-Maçonnerie n’entend pas d’avantage être une sorte de super religion qui les “coifferait ” toutes, ni une synthèse des religions. Comment pourrait-elle y prétendre ? Elle ne se proclame, en effet, dépositaire d’aucune Révélation. Un magistère maçonnique n’existe pas. L’Ordre maçonnique, n’empiétant sur le domaine d’aucune religion, compatibel avec toutes, ne se superpose pas à elles, mais une spiritualité en quelque sorte latérale, et qu’il est le premier à tenir pour facultative, car non seulement nul n’est obligé d’adhérer à son idéal, mais c’est à une élite qu’il s’addresse.

2 – LES PRINCIPES DE LA GLM
En soi , cet idéal n’exige pas absolument une organisation ni une administration. Notre frère Lessing l’avait déjà dit à sa manière dans son piquant petit livre “Propos pour les Francs-Maçons”. Pratiquement, cependant l’idéal maçonnique demeurerait en quelque sorte désincarné, d’où la nécéssité de lui donner un corps.
On nomme Loge un groupement de francs-maçons. Chaque loge porte un nom et un numéro d’ordre. C’est la cellule de base. Elle est présidée par un Vénérable Maître, assisté de deux Surveillants et divers officiers tels le Secrétaire, le Trésorier, etc...

On nomme Obédience une fédération de loges. A la tête d’une Obédience se trouve le Grand Maître, assisté de Grands Officiers.


Les principes de base de la G.L.M ont été formulés en une Règle de douze points, que le public est en droit de connaître, et à plus forte raison, les aspirants Francs-Maçons. Nous la transcrivons donc littéralement, chacun des douze points étant suivis d’un bref commentaire.

DE LA FRANC-MAÇONNERIE

1 – La Franc-Maçonnerie est une fraternité initiatique qui a pour fondement traditionnel la foi en Dieu, Grand Architecte de L’Univers.

Telle est la clé de voûte.
Les Maçonneries irrégulières ont parfois tenté d’ergoter sur le sens des mots “Grand Architecte de L’Univers”, de le réduire à un pur symbole. Aucune équivoque n’est permise. Ils désignent le Créateur tout-puissant et éternel :DIEU.

2 – La Franc-Maçonnerie se réfère aux “Anciens Devoirs” et aux “Landmarks” de la fraternité, notamment quant à l’absolu respect des traditions spécifiques de l’Ordre, essentielles à la régularité de sa juridiction.

Ces “Anciens Devoirs” sont les Old Charges de la Franc-Maçonnerie opérative médiévale, dont le texte nous est connu par un nombre important de manuscrits. Celles de leurs dispositions relatives à des devoirs corporatifs disparus ou à la technique du bâtiment ne conservent qu’une valeur de souvenir, mais d’autres ont été transposées allégoriquement à l’usage des Ateliers de la Franc-Maçonnerie spéculative.
Les “Landmarks” désignent les vérités fondamentales et essentielles qui font que l’ordre est l’ordre et non une entité différente. Ils sont irréformables. L’ablation d’un Landmark équivaudrait à ôter la nature maçonnique elle-même d’une cérémonie ou d’un acte rituel. Citons comme exemples l’obligation pour les maçons de se réunir en loge, les modes de reconnaissance, l’éxitence de la Grande Maîtrise, etc.
Les “landmarks” ne sont pas des symboles mais des règles explicites et impératives, et dont la discussion n’est même pas permise. Ils sont toutefois d’origine humaine et ne sont donc pas des dogmes.

3 – La Franc-Maçonnerie est un ordre auquel ne peuvent appartenir que des hommes libres et respectables qui s’engagent à mettre en pratique un idéal de paix, d 'amour et de fraternité.

Cet article implique la règle de l’exclusion des femmes. Cette exclusion s’explique : a) par nos origines opératives. Il n’existait point de “maçonnes” ; b) par de hauts motifs de convenance, dans une société fermée. Le pire des contresens serait d’y voir quelque jugement défavorable au sexe féminin, que bien au contraire, l’Ordre respecte et honore. Dans nombre de loges, il est même d’usage de demander au candidat marié l’accord de son épouse, afin de préserver l’harmonie de son foyer.
Tous rapports avec des Obédiences non-reconnues ou irrégulières, purement féminines ou “mixtes” est rigoureusement prohibé,
Appartenir au sexe masculin ne suffit cependant pas, et le même article définit l’homme innitiable, et ses qualités exigibles.

4 – La Franc-Maçonnerie vise ainsi, par le perfectionnement moral de ses membres, à celui de l’humanité tout entière.

Ainsi, l’idéal collectif, voire universel, procède de celui réalisé en chaque Franc-Maçon.

5 – La Franc-Maçonnerie impose à tous ses membres la pratique exacte et scrupuleuse des rituels et du symbolisme, moyens d’accès à la connaissance par les voies spirituelles et initiatiques qui lui sont propres.

L’histoire des rituels dans les Obédiences irrégulières est celle d’une déformation poursuivie depuis un siècle et demi avec persévérance. Les unes les ont expurgés et “laïcisés” au gré des rationalistes au point de les avoir vidés de toute substance. C’est ainsi qu’au Grand Orient, en France, le port du tablier lui-même est devenu facultatif ! D ‘autres les ont bourrés en en quelque sorte truffés d’adjonctions fantaisistes, souvent occultistes.
La G.L.M admet la diversité des Rites, mais à la condition qu’ils soient pratiqués “dans leur pureté”.

6 – La Franc-Maçonnerie impose à tous ses membres le respect des opinions et croyances de quiconque. Elle leur interdit en son sein toute discussion ou controverse politique ou religieuse. Elle est ainsi un centre permanent d’union fraternelle où règne une compréhension tolérante et une fructueuse harmonie entre les hommes qui, sans elle, seraient restés étrangers les uns aux autres.

Cet article doit être bien compris, la Franc-Maçonnerie n’interdit pas les divergences de pensées chez ses membres. Elle respecte notamment leurs opinions religieuses, et il est dès lors faux de prétendre, comme des Obédiences non reconnues, qu’elle condamne les dogmes. Une religion sans dogmes serait en effet inconcevable. Or précisément, tout maçon est libre de sa religion. La vérité est qu’en tant que telle, la maçonnerie n’énonce pas de dogmes, ce qui est tout différent.
Le dogmatisme individuel n’exclut nullement le respect de la pensée d’autrui, serait-elle dogmatique elle-même.
Les derniers mots de cet article sont tirés des constitutions d’Anderson. On pourrait les résumer fidèlement d’un mot : la Franc-maçonnerie est un lieu géométrique.
Les sujets politiques ne doivent jamais être débattus en loge. Il divisent en effet les hommes et sont incompatibles avec un idéal d’harmonie fraternelle. C’est là une autre différence entre la Maçonnerie régulière et les pseudo-Maçonneries, au sein desquelles les discussions politiques sont courantes, voire même les préoccupations d’ordre électoral. Un membre de la G.L.M. qui interrogerait directement un frère sur ses opinions politiques ou ses votes serai tenu pour coupable d’une inadmissible indiscrétion.

DES FRANCS-MAÇONS

7 – Les Francs-Maçons prennent leurs obligations sur un volume de la Sainte Loi afin de donner au serment prêté sur elle le caractère solennel et sacré indispensable à sa pérennité.

8 – Les Francs-Maçons s’assemblent, hors du monde profane, dans des Loges où sont toujours exposées les trois Grandes Lumières de l’Ordre : un V.S.L., une Equerre et le Compas, pour y travailler selon le rite, avec zèle et assiduité et conformément aux principes et règles prescrits par la Constitution et les Règlements Généraux de l’Obédience.

Ces deux articles sont inséparables.
Le Compas symbolise généralement la rectitude de nos conceptions théoriques. Motif pour lequel ses branches sont mobiles.
L’Equerre symbolise la Règle morale, motif pour lequel ses branches sont rigides.
Compas et Equerre sont dès lors complémentaires, mais il serait dépourvu de sens qu’assemblés ils reposent sur le vide. C’est sur le Volume de la Loi Sacrée (V.S.L) qu’ils doivent être posés, et ce dernier est donc “la plus importante des trois grandes Lumières”. Il recèle la Loi ou Volonté divine.
Le serment est prêté sur le V.S.L. qui engage la conscience du candidat, c’est-à-dire celui de sa religion. En Europe et en Amérique, ce livre sera, en principe, la sainte Bible. Si le candidat est israélite il sera loisible de l’ouvrir à l’Ancien Testament. De même, si un candidat est hindou ou musulman, le serment sera prêté sir le Gita ou le Coran, respectivement.
Ce qui est interdit est d’enlever au rite du serment tout caractère religieux, de le laïciser en une parole d’honneur, en “une simple promesse” où Dieu n’aurait aucune part.

9 – Les Franc-Maçons ne doivent admettre dans leurs Loges que des hommes majeurs, de réputation parfaite, gens d’honneur, loyaux et discrets en tous points d’être leurs Frères et aptes à reconnaître les bornes du domaine de l’homme et l’infinie puissance de l’Eternel.

Le fils d’un Franc-Maçon ou “Louveteau” jouit d’un droit de priorité sur la liste des candidats en attente.

10 – Les Francs-Maçons cultivent dans leur Loge l’amour de la patrie, la soumission aux lois et le respect des Autorités constituées. Ils considèrent le travail comme le Devoir primordial de l’être humain et l’honorent sous toutes ses formes.

Au XIXème siècle, les Loges ont parfois servi à des conspirateurs, qu’ils fussent d’ailleurs de droite ou de gauche. Ce sont de tels errements –communs à toutes sociétés humaines- qui ont favorisé le phénomène de “l’irrégularité” et de “la voie substituée”. C’est pour en empêcher à jamais le retour que cet article existe.

A noter que les errements dénoncés ne furent d’ailleurs jamais ceux de la Grande Loge d’Angleterre.
Dans les banquets maçonniques comme dans “l’Agape” fraternelle et frugale qui souvent complète les travaux et où l’esprit fraternel s’épanche dans la joie, un toast obligatoire est porté au chef de l’Etat.

11 – Les Francs-Maçons contribuent par l’exemple actif de leur comportement sage, viril et digne, au rayonnement de l’Ordre dans le respect du secret maçonnique.

Le public sera porté naturellement à juger l’Ordre d’après ses membres. C’est dire la responsabilité de ces derniers dans le monde. Nombreuses sont les vocations maçonniques déterminées par la conduite exemplaire d’un ami Franc-Maçon.

12 – Les Francs-Maçons se doivent mutuellement, dans l’honneur, aide et protection fraternelle. Ils pratiquent l’art de conserver en toute circonstance le calme et l’équilibre indispensable à une parfaite maîtrise de soi.

Les mots essentiels de ce magnifique programme de vie sont “dans l’honneur”. Ils excluent les complicités inavouables, les solidarités sordides, en bref, “l’irrégularité” dans les actes.

REPONSES AUX QUESTIONS LE PLUS SOUVENT POSEES PAR LE PUBLIC

Répondons enfin à quelques questions fréquemment posées, comme le montre l’abondant courrier reçu par notre Obédience, ainsi que par les cas de conscience dont ceux qui ont la lourde responsabilité de la diriger sont si souvent témoins et confidents.

COMMENT DEVIENT-ON FRANC-MAÇON ?

Il faut, pour entrer dans l’Ordre, faire expressément acte écrit de candidature, être présentés par deux parrains, et avoir atteint l’âge de 21 ans. Une enquête suit. La décision de la Loge sollicitée est sans appel. Telles sont les exigences de forme.

Les exigences de fond sont au nombre de deux : être “né libre” et de bonnes moeurs. La première est devenue archaïque dans le monde moderne mais conserve valeur symbolique. La seconde est d’ordre moral pour des motifs sur lesquels il est inutile de s’étendre, les anormaux sont tenus pour indésirables.

QU’EST-CE QU’UNE INITIATION ?

On nomme ainsi la cérémonie de réception. Dans le langage courant, le mot “initiation” a pris un sens contraire à son étymologie. Initier, dans l’acceptation courante, est synonyme de mettre au courant. Cette déviation a favorisé la conception fausse selon laquelle le récipiendaire serait “mis au courant”, informé de quelque secret que. Au sens ou nous l’entendons, initiation vient du mot latin initium (commencement). Initier un homme, c’est déclencher en lui une sorte de mécanisme initial, point de départ d’un travail intérieur, en d’autres mots de l’ascèse demandée.
La cérémonie se compose d’un certain nombre de rites dont la signification est symbolique, encore que verbalement expliquée. Leur archaïsme ne prête nullement à sourire. Il marque opportunément, au contraire, l’antiquité de notre institution, et “moderniser” ces rites équivaudrait à lacérer nos lettres de noblesse. Ici encore se marque la différence qui sépare la maçonnerie régulière de celle qui a déserté les voies de la Tradition.
Le passage à un grade supérieur a conservé le nom opératif d’augmentation de salaire.

COMMENT CESSE-T-ON D’ETRE FRANC-MAÇON ?

Contrairement à une idée fausse assez répandue, il est loisible à un franc-maçon de donner sa démission. Il n’a même pas à la motiver et peut le faire à tout moment.
On peut également cesser d’appartenir à l’Ordre par l’effet de l’exclusion, qui est une peine disciplinaire. Cette dernière peut être prononcée soit à raison d’un acte d’indignité dans la vie privée, à raison d’une infraction proprement maçonnique.

POURQUOI LE SECRET ?

C’est là, sans doute, la question la plus fréquente.
Ce qu’il est convenu d’appeler le “Secret maçonnique” ne porte ni sur l’existence de l’Ordre, ni sur la propre appartenance d’un homme à ce dernier. Si nos cérémonies demeurent secrètes, c’est que c’est la première condition pour que s’effectue vraiment en profondeur l’ascèse dont il a été parlé.
Il est donné assurance au candidat, et cela avant qu’il ne soit engagé, que le serment de secret qui lui est demandé n’est incompatible en rien avec ses devoirs “civiques, moraux ou religieux”. En termes non équivoques, cette assurance signifie que les Loges ne sont ni des centres de conspirateurs, ni des sociétés ayant des pratiques immorales, ni des cénacles enseignant des hérésies occultes ou quelque enseignement “sulfureux”.
Certes, ce n’est un secret pour personne que tout milieu fermé a ses risques. L’histoire de la Maçonnerie fut marquée à cet égard par deux fléaux : l’occultisme et la politique. Mais c’est précisément à leur endroit que la notion tutélaire de Régularité prend tout son relief. La Maçonnerie authentique combat ces fléaux de toutes ses forces, mettant ses adhérents en garde contre un mal qui joua à certaines époques de l’histoire le rôle d’un cancer intérieur.
Ces faux initiés, d’ailleurs, s’éliminent généralement d’eux-même et donnent ainsi la meilleure preuve de la santé morale et mentale de la Maison qu’ils quittent et où, en effet, il n’avaient plus leur place.
Toutefois, si un vrai maçon, régulier doit toujours marcher dans la vie « selon l’Equerre»il n’est pas tenu de dévoiler à tous les étapes de son ascèse ni les processus par lesquels la pratique maçonnique soutient sa vie intérieure. C’est là le sens de la réserve tirée du secret maçonnique/

POURQUOI LA FRANC-MAÇONNERIE EST-ELLE INTERDITE PAR LES DICTATURES ?

Pour une raison aisée à comprendre : toute idéologie obligatoire et ayant la force pour s’imposer, est incompatible avec n’importe quelle forme de pensée autre qu’elle-même, quelle qu’elle soit.

COMMENT LA FRANC-MAÇONNERIE PERÇOIT-ELLE SES RAPPORTS AVEC L’EGLISE CATHOLIQUE ?

L’article 2335 du Codex juris canonici (code de droit canon), interdit aux fidèles d’adhérer “à la secte maçonnique ou autre associations qui conspirent contre l’Eglise ou les pouvoirs civils légitimes”.
La G.L.M n’a pas à se faire juge de l’application de cette loi de l’Eglise catholique.
Elle a affirmé publiquement et à plusieurs reprises qu’elle ne portait à l’Eglise catholique que des sentiments d’entier respect et s’interdit tout ce qui pourrait être considéré comme un complot entre elle ou les pouvoirs civils légitimes.

Elle est, dès lors, en droit de conclure que l’article 2335 du Codex juris canonici ne la concerne pas.
Cette vérité de bon sens a été magistralement démontrée, du coté catholique, par un esprit aussi éminent que le R.P. Michel Riquet, S.J., dans une série d’écrits revêtus de l’imprimatur et que la hiérarchie catholique n’a jamais désavoués. Cette approbation implicite n’est pas autre chose qu’une reconnaissance de facto et tel est bien le sentiment des nombreux catholiques pratiquants qui, au sein de notre Obédience, fraternisent sur les Colonnes avec les maçons d’autres confessions.

EST-IL EXACT QUE NOMBRE DE CANDIDATS A LA MAÇONNERIE SONT MUS PAR DES MOBILES INTERESSES, NOTAMMENT POUR Y DEVELOPPER LEURS RELATIONS D’AFFAIRES ?

Toute association peut comporter, jusqu’au moment ou elles sont démasquées, ses “brebis galeuses”. A la G.L.M. il est solennellement demandé à tout nouveau venu de jurer que de tels mobiles lui sont étrangers. Un individu sans scrupules peut toujours être parjure, mais au moins sait-il à se tenir et, dans la mesure du possible, est-il ainsi découragé dans sa tentative.